The Wanderings of Jouissance, with the Object a in the Pocket: On Differential Diagnosis in Psychosis

In clinical practice, when confronted with a suspected psychosis, it is critical that, beyond simply providing a label, the diagnosis is verified and further specified with regard to the particular psychotic structure: paranoia, schizophrenia, mania, melancholia or autism. Each psychotic structure requires a specific kind of treatment. When this is clarified, it will allow us to take up an appropriate position in the transference and it to orient ourselves in relation to treatment. One approach is to determine the status of the object a and the jouissance within the logic of the case. For example, the paranoiac situates the jouissance in the Other, the schizophrenic will struggle with the jouissance in the body and the autistic subject will have troubles with language and the Other. In the case of melancholia we see that the subject fully identifies with the object a and finally, in mania, the object a will no longer function. Clinical examples of each of these structures are provided.

Couture du quotidien: lignes de l’institutionnel

L’article essaie de toucher certains éléments présents dans le paysage institu¬tionnel du travail à la Clinique de La Borde. À partir d’une rencontre clinique et inspirés par certains concepts de Félix Guattari et Gilles Deleuze tel que l’inconscient machinique, le devenir, les agencements, nous avons esquissé quelques parallèles avec le champ insti¬tutionnel, l’existence psychotique et notre travail (donc notre subjectivité) affectés par ces deux rencontres quotidiennes: l’institutionnel et la psychose. Nous avons introduit l’importance de la notion de paradigme éthique, esthétique, politique comme boussole pour un travail qui cherche à faire émerger dans l’institutionnel des lignes de force et des lignes de fuite du désir qui favorisent la santé et qui affirment la vie.

L’institution aux prises avec le corps: déchirures du corps du psychotique, déchirure du corps soignant

Cet article présente un aspect du travail quotidien au sein d’une institution résidentielle de type communautaire avec des adultes souffrant de psychose. Le travail en question est celui effectué depuis plusieurs années à propos de la prise en charge du corps des patients d’un point de vue résolument non médical mais plutôt dans ce qu’il est le support du contact et de l’échange social. Cette prise en charge du corps cadrée par un atelier “Soins du corps” n’a pas été sans poser de questions au corps soignant tant toucher des corps risque de brûler les doigts sur un versant érotique qui ne peut être canalisé et, dès lors, détourné, que par une présence empreinte de tendresse qu’il n’est pas simple pour les soignants de mettre en route et d’accepter. Cela dit, cette expérience nous montre quotidiennement, dans ses effets positifs et inattendus pour nos patients, le bien-fondé d’une réflexion et d’une prise en charge assumée du corps du patient en tant que partie prenante et engageante du lien social et de l’inscription du sujet dans la culture et la rencontre.

L’ expérience du collectif, à cheval

La psychothérapie institutionnelle, et spécialement Jean Oury, a développé un concept clé pour décrire ce dont il s’agit dans le quotidien de la clinique: le collectif. Le collectif fait écho à une nécessité praxique: accueillir l’autre. Pour cela, nulle recette, ni pour le faire, ni pour le comprendre. L’expérience de l’atelier équitation participe de cette quête qui nous occupe: Qu’en est-il du collectif? Qu’en est-il du vécu du corps dans la psychose? Qu’en est-il de notre méthode pour aborder avec un regard pragmatiste (soucieux des effets plus que des principes) le collectif à La Borde? À cheval peut-être verrons-nous les choses autrement.